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Retrouvez ici tous les Coups de Cœur
LE COUP DE CŒUR par l'équipe du Festival Musiques Démesurées
Benjamin de la Fuente - "La longue Marche".
Sa musique se veut exigeante mais sans clivage, elle joue sur les différentes perceptions du son et fait appel à l'imaginaire et la mémoire. Disque intime, entre musique contemporaine, traditionnelle et rock saturé, soutenue par une électronique "orient".
« J'ai improvisé, composé, joué et enregistré à la maison souvent le matin et la nuit. Pierre Gervasoni dans "le Monde" parle d'autoportrait. C'est assez juste finalement. J'avais envie de faire au départ une musique autour de ma relation intime, tumultueuse et complexe avec mon instrument le violon sans réelles préoccupation esthétique préétablies. le résultat devait être seulement habité, sincère, intime et intense; une musique invitant l'auditeur à entrer dans des univers poétiques qui me sont proches, parfois même suscitant des images mentales. Virtuosité et fragilité devaient coexister. Je voulais simplement que l'on entende un individu et sa poésie, son corps et ses doigts en train de faire sonner un morceau de bois avec 4 cordes. D'où une prise de son souvent très proche et une réalisation assez épurée. L' envie de raconter quelque chose, oui; permettre à l'auditeur de se raconter sa propre histoire, sûrement. ».
11ème Festival MUSIQUES DÉMESURÉES du 5 au 15 novembre 2009
www.musiquesdemesurees.net
LE COUP DE CŒUR par FRANCOIS AUDIGIER
Sourya - Dandlewalk - Massive Central / Discograph
Sourya est d’ores et déjà un des plus grands espoirs de l’année ! Ce groupe parisien signé par le super label clermontois Massive Central, est en train de réaliser un véritable carton médiatique. Les Inrocks, Magic, Voxpop, Tsugi… Tous ont craqué pour leur premier album Dandlewalk. Mais le plus important soutien vient d’Angleterre : Mr Alan Mc Gee (fondateur du label culte Creation : Oasis, My Bloody Valentine, House Of Love, Ride, Primal Scream, Jesus & Mary Chain…) a écrit sur son blog «J’adore Sourya le nouveau rock’n roll français » en français dans le texte… Forcément le N.M.E. et The Guardian ont fait passer la bonne parole…
Pourquoi un tel engouement ? Il suffit d’écouter leurs incroyables tubes « Anatomy Domine » ou encore « Stocholm 1973 » pour tomber totalement amoureux de ce groupe. Sourya veulent faire danser la terre entière, tout en composant des perles pop imparables. Le pari est largement réussi !
François Audigier.
Assistant de programmation à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand - 63)
LE COUP DE CŒUR par DANIEL DESTHOMAS
Elisabeth Kontomanou corps et âme.
« Laissez-moi vous raconter l’histoire d’une femme qui fut prise au piège de l’amour » : dans le premier thème de « Back to My Groove », Elisabeth Kontomanou annonce la couleur. A travers cet album autobiographique qui formera la trame de son concert du festival JAZZ EN TETE le 22 octobre, la plus belle voix « Made in France » d’aujourd’hui se livre corps et âme.
Dans la plus pure tradition des grandes chanteuses de blues et de soul, elle crie sa vie, tumultueuse, intense, douloureuse et passionnée. Sans artifice.
C’est direct, charnel, cette façon d’interroger ses origines obscures (« Where I’m Coming From »). Cette façon de se livrer totalement à travers ses amours de femme et de mère (« Back to My Groove », « What a Life »).
Entourée de ses fils, Donald Kontomanou et Gustav Karlström, Elisabeth Kontomanou signe ici un album émouvant et authentique. On y mesure toute sa science de la Black Music à travers des références discrètes à Billie Holiday (« Where I’m Coming From » et à Stevie Wonder (« Dreams of Gold » ou « Peace on Earth »). Il y a là le meilleur du jazz.
Daniel Desthomas, Président de jazz en Tête
Elisabeth Kontomanou – Back to My Groove – CD Nocturne
LE COUP DE CŒUR par VALERIE LE POSTEC
Go west ! avec les éditions Gallmeister.
Monsieur Gallmeister est un pionnier, défricheur d'espaces littéraires et découvreur d’auteurs cultes outre-Atlantique : il y a ceux de l’Est, les Philip Roth, Paul Auster, Thomas Pinchon, Don de Lillo, romanciers de l'Amérique urbaine et lettrée ; et puis il y a les autres, enfants illégitimes de l école du Montana, peu indulgents pour « l' American way of life » et que Oliver Gallmeister, créateur de la maison d'édition du même nom s'emploie à faire connaître en France. Leurs écrits appartiennent à un genre méconnu chez nous : le « nature writing » ou littérature des grands espaces. En 4 ans d'activité et 23 titres publiés, parcours osé mais sans faute pour la maison d'édition qui présente aujourd'hui 3 collections : Nature Writing, Noire et Americana. Cette aventure éditoriale, entreprise avec le souci de maintenir un catalogue cohérent et un nombre limité de parutions, a été émaillée de quelques beaux succès, comme ceux du Gang de la Clef à Molette, de Casco Bay ou de L'homme qui marchait sur la Lune qui ont emporté l'adhésion des libraires, de la presse et rencontré de nombreux lecteurs.
Au cœur de cette « littérature du grand dehors », on ne pouvait imaginer héros plus attachant que Stoney Calhoun, personnage récurrent des romans noirs de William G. Tapply - Casco Bay et Dérive sanglante. Pourtant, Walt Longmire, sheriff du comté d’Absaroka, ancien du Vietnam, sorte de gros nounours bourru, tendre, fin psychologue quoique vaguement dépressif, réussit dans Little Bird a s'imposer comme un personnage majeur de l'univers Gallmeister. Ce polar panoramique écrit d'une plume aiguisée par Craig Johnson et où l’on retrouve des accents à la James Lee Burke a été salué par le défunt Tony Hillerman, maître du genre. Nous sommes dans le Wyoming, au pied des Big Horn Mountains et à deux pas de Little Big Horn, où les indiens ont défait le général Custer en 1876. Dans une écriture tour à tour sobre, lyrique ou hallucinée se dessine un mini traité de la culture cheyenne où les fantômes du passé hantent les esprits. Le charme opère et l’on espère pour bientôt la suite des aventures de Walt Longmire ...
Valérie Le Postec
Directrice de la Médiathèque Intercommunale des Cheires (63)
LE COUP DE CŒUR par JULIEN BACHELLERIE
Le rock de tous poils a encore de beaux jours devant lui, y compris à domicile. En attestent les nombreux supporters régionaux, comblés cet été par la phase finale du match remporté haut la main, en place parisienne, par des Clermontois rageurs face à leurs homologues Bordelais laissés exsangues. Pour preuve aussi ce cette belle vitalité, une petite équipe aurillaco-clermontoise, qui célèbre trimestriellement le Dieu rock dans le fanzine du « Mange-Disque ». Comme dans toute affaire de dévotion, chaque rédacteur y brûle sa passion. En l’occurrence pour les idoles de cuir, les monstres de scène et les voix démoniaquement électriques. Et au menu de ce cérémonial païen, orchestré par une joyeuse bande de potes éclairés, des pans historiques comme l’actualité des jeunes pousses locales. Pêle-mêle, le lecteur y goûte un hommage polyphonique à Bashung, une ode aux collectionneurs d’antiques vinyles, la trajectoire explosive des Clash… Il y savoure aussi les accords de la nouvelle garde auvergnate, couchés par écrit avec la dextérité d’un riff de Johnny Cash : The Glums, les Elegant Garage Gunners… Les inconditionnels de l’ampli Marshall, une fois l’objet dégoté, s’en délectent comme on entre en communion. Quant aux simples curieux, ils y puisent d’incontournables références et mettent à jour leur compteur des albums à (re)découvrir. En bref, une parution trop rare pour qu’elle ne fasse pas l’unanimité. Trois estaminets délivrent en région Auvergne le précieux opus : Le Bikini et Spliff à Clermont-Ferrand (63) et La Voix du Lazer à Aurillac (15). Il ne reste plus qu’à tendre l’oreille : prochaine livraison prévue fin octobre…
JULIEN BACHELLERIE
Journaliste La Montagne
Le Mange Disque
LE COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE par JD Beauvallet
Quand on a connu Zak, il était haut comme trois pommes, mais son culot, son aisance respiraient déjà la puissance tranquille : à 12 ou 13 ans, il m'envoyait des conseils de lecture (John Fante, Bukowski) et d'écoute (des folkeux patraques des montagnes américaines) franchement pas de son âge. Mais Zak n'était pas vraiment un garçon de son âge, passionné par des songwriters qui auraient pu être son grand-père (Leonard Cohen, Johnny Cash) ou son pire cauchemar (le cinglé Daniel Johnston).
Artisan méticuleux, il apprenait sans relâche, dans les grimoires des autres, son métier de conteur folk : on le connut d'abord par ses reprises amoureuses (des dizaines, postées en direct sur sa page MySpace, au rythme de ses découvertes et coups de cœur), puis très vite par ses propres chansons, vibrantes et joyeuses.
Un jour, en rendez-vous à Londres avec le fondateur du prestigieux label Rough Trade, je lui ai fait écouter Zak, et sa reprise d'une chanson des Strokes. Cet homme qui a tout vu, tout entendu, en eut la larme à l'œil : ainsi séduit Zak, du haut de son innocence sacrée, de sa naïveté jamais calculée, de sa ferveur chevillée au corps.
Alors que sort son premier album, il est maintenant un vieux routier : il a 15 ans.
JD BEAUVALLET
Directeur adjoint des Inrockuptibles,
responsable du site de découvertes CQFD et programmateur du Festival des Inrocks
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