Vous êtes dans : Accueil > Livre et lecture > C'est-à-lire !

Cécile Coulon : Le roi n'a pas sommeil

Rencontre avec Cécile Coulon et Viviane Hamy à LA LIBRAIRIE à Clermont-ferrand le samedi 4 février à 11 h

Suite à la mort de son père, Thomas Hogan tente d'échapper à sa destinée tragique. Mais rien n'y fait, il devient le fils maudit. « Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. » Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons - les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite. "

Christine Flament : Des violettes pour Berthe Morisot

C’est jour de chance pour Lucille. Comme d’habitude, elle accompagnait sa grand-mère pour tâcher de vendre quelques bouquets de violettes à la foule des grands boulevards. Et aujourd’hui, parce qu’elle a eu l’idée de dessiner les fleurs sur une ardoise, elle attire l’attention d’un client particulier. C’est le peintre Edouard Manet, qui lui passe une commande pour son amie Berthe Morisot. Lucille va livrer cette artiste et grâce à elle, découvrir tout un univers, une autre façon de vivre. Berthe offre à Lucille du matériel, croque son portrait, s’intéresse à la petite fille qui sera bientôt une des premières à voir exposé le tableau de Monet, Impression, soleil levant...

Jean Védrines : La Belle étoile

Un jour, les révolutionnaires sont fatigués. Gioachino, ouvrier métallurgiste, s’est battu dans la Résistance en Italie. En 1946-1947, il voulait continuer la guerre civile contre la bourgeoisie. Mais brusquement, il renonce et conduit femme et enfants en France, au bocage. Giovan avait sept ans quand son père l’a arraché aux Pouilles, à la langue italienne. Cinq ans plus tard, il ne comprend toujours pas ce départ précipité. Inlassablement, il questionne, il interroge autour de lui : les ouvriers de l’usine où travaille son père, les cheminots rouges. Mais personne ne répond, il ne récolte que des fragments de l’histoire paternelle et de nouveaux mystères. Son frère aîné, Pietro, lui, cherche ailleurs, dans la littérature révolutionnaire et l’Histoire, ce que ce père refuse de leur transmettre. Pourtant, un matin de 1968, quand les ouvriers occupent l’usine, Gioachino doit bien redescendre dans l’arène. Giovan et Pietro vont-ils enfin voir la légende des révolutions reprendre son cours ? Parce que la langue des révolutions est celle de l’adolescence de l’âme, c’était à un enfant qu’il revenait de chanter le long poème des insurrections manquées de France et d’Italie, et d’évoquer la mystérieuse transmission de la violence révolutionnaire.

Romain Fustier : Habillé de son corps

En référence à La Mécanique des femmes de Louis Calaferte qui dit que puisque tout le monde meurt, il serait bien de mourir en faisant l'amour, Romain Fustier dans cet ode à l’amour de l’amour, à la femme et à l'érotisme, donne toute la mesure de son talent : "elle a eu peur de lui avoir cassé le corps, de l'avoir brisé en mille lambeaux de chair, trente-six osselets, tellement elle l'a serré fort contre son corps, parvenant à retenir sa jouissance..."

La belle revue (2010), n°2

Revue rétrospective gratuite d’art contemporain en centre France. Sortir le second numéro d’une revue annuelle est un évènement en soi puisqu’en plus d’être l’aboutissement d’une année de travail, cela revient aussi à en souffler la première bougie anniversaire. Une année de travail, donc, durant laquelle l'association In extenso a essentiellement essayé de tisser des liens, et commencé à mettre en place ce qu'elle appelle le réseau Centre Est-Ouest, un axe d’information d’art contemporain en Centre-France. Au sommaire de ce nouveau et superbe numéro une sélection d’expositions ayant eu lieu dans les structures du réseau Centre-Est-Ouest, une compilation des chroniques parues sur le site www.labellerevue.com, ainsi qu’une large partie consacrée à des portfolios d’artistes.

Bastien Dubois : Madagascar, carnet de voyage

Ce carnet de voyage inaugure la nouvelle collection Tourner Court des éditions Reflets d’ailleurs qui se propose de présenter la genèse de la réalisation d’un court métrage, de la première idée élaborée par l’auteur jusqu’à la sortie du film du laboratoire. Carnet de tournage, carnet de voyage : sur les chemins de la création et de la fabrication, chaque ouvrage raconte l’histoire d’un film à travers des textes et des illustrations. Prises de notes, dessins, photos et informations techniques : tous les éléments sont réunis pour entrer en coulisses… On ne pouvait pas trouver de film plus idéal que ce documentaire animé pour cette collection. En effet, ce film est la mise en images animées d’un carnet de voyage à Madagascar, une sorte de road-movie bigarré au pays du retournement des morts. Avec ce livre, suivez pas à pas Bastien Dubois dans l’évolution de son travail, ses objectifs, ses rencontres, ses opportunités. Avec le DVD, découvrez un film de qualité, sélectionné dans de nombreux festivals, multi-primé et même nominé aux Oscars d’Hollywood !!

Pascale Rémondin : Le Baiser

Claire, trente-quatre ans, écorchée, fragile, attend, à l’ombre de Richard, son mari, comptable dans une grande entreprise. Autoritaire et routinier, satisfait de son existence, ce dernier se refuse à admettre l’échec de son couple. Souffrant d’un profond mal-être, Claire réchauffe son cœur froid au soleil de son fils. Elle rêve d’une autre vie. Au hasard d’une route, par un baiser lancé, elle rencontre Marc, chauffeur routier. Claire devient Élise. Au fil des jours, des mensonges, l’étau se referme. Ce baiser va bouleverser sa vie et celle de son entourage. Un baiser peut tout changer. Un baiser peut tout faire voler en éclats…

Raphaelle Riol : Comme elle vient

Elle vient d’avoir 18 ans, se fait appeler Mona, car son vrai prénom, Desdemona, elle ne s’habitue pas à le porter, ces « neuf lettres trop ridicules » dont elle ne connaît ni l’origine ni la raison. Il y a un mystère plus conséquent, dans ce roman, la disparition de sa mère, quatre mois plus tôt, officiellement pour « vacances personnelles en Asie ». En son absence, Antoine le pére, Jules le petit frère et Mona essaie de trouver chacun la parade pour ne pas sombrer et de lutter contre les idées noires avec les idées les plus farfelues. Mona raconte donc dans une longue lettre à l’absente, le quotidien familial, ses répétitions avec sa bande d’amis musiciens, ses amoureux et le lycée, la psychologue scolaire et la tante Elisabeth avec une ironie mordante, un verbe haut et lucide.

Contre-allées, n° 27-28

Au sommaire, des textes de : Yvon Le Men, Luce Guilbaud Werner Lambersy, Cédric Le Penven, Thomas Duranteau, Matthieu Gosztola, Alain Guillard , Sylvain Guillaumet, Magali Kerbeci, Armelle Leclercq, Isabelle Lévesque, Thibault Marthouret, Stéphane Page, Etienne Paulin, Sarah Pellerin-Ott

Hors cadre(s), observatoire de l'album et des littératures graphiques, N°7

"J'aime l'autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs et lorsqu'il illumine les plus obscures, il leur confère une grandeur sombre". Il n'y a pas de meilleure introduction à ce numéro de Hors-Cadre(s) que ces propos de Pierre Soulages. Le noir, comme l'indique sophie Van der Linden dans l'édito, "dans le domaine de l'édition pour la jeunesse, il est encore presque systématiquement associé à la peur, et il est tout ce que l'enfance n'est pas. Mais il est certain qu'il s'impose, aussi bien dans l'album que dans la bande dessinée, comme un ressort puissant de l'innovation, de l'avant-garde et de la création."

Marie Rousset : Bobcat

« Bobcat » a été écrit au jour le jour de janvier à mars 2009 à l’occasion de la résidence de Marie Rousset au Manoir de Grigny dans le Rhône. Voici ce qu’elle en dit : « Une pièce de puzzle qu'il faut inclure dans l'ensemble des journées, c'est à cela que ressemble l'écriture d'un journal. C'est comme au téléphone, on n'est jamais là où l'interlocuteur nous envisage. Et nous ne sommes pas non plus à l'endroit où l'on s'imagine. Où l'on s'imagine être soi-même ou bien un autre. Il faudrait tout savoir en même temps pour être là où on se trouve et mon langage est rempli de trous. Il en va de même pour l'écrit. »

Partager cette page sur

Envoyer cette page par courriel Haut de page