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Cécile Coulon : Le roi n'a pas sommeil

Rencontre avec Cécile Coulon et Viviane Hamy à LA LIBRAIRIE à Clermont-ferrand le samedi 4 février à 11 h

Suite à la mort de son père, Thomas Hogan tente d'échapper à sa destinée tragique. Mais rien n'y fait, il devient le fils maudit. « Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. » Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons - les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite. "

Recoins : automne 2010, n°4

Ce numéro était attendu. Plus d’un an entre le n° 3 de l’été 2009 et celui-ci enfin, de l’automne 2010. Au sommaire : Hank Williams, l’explosionnalisme, le vin des rues, un découpage à animer soi-même, James Stewart, le ski nautique, la bière bolivienne, l’art immédiat, l’apogée du tumbélé, des Robert en vux-tu en voilà, un grand lapin blanc, Claude Lévi-Strauss, des collages, Dulaurens le turbulent, un nouveau feuilleton, le dernier grand combat de boxe à mains nues et une bande dessinée et… un tas de bois de la série Debout de bois peint par Pascale Durif. Merci Recoins !

William Blake : Le Livre de Thel

Poète, graveur et peintre, William Blake (1757-1827) exprime l’inspiration hallucinée propre au romantisme anglais. Une œuvre riche d’une symbolique gothique et néo-classique. Les éditions Horripeaux ont choisi de rééditer Le Livre de Thel. Conçue en 1789 sous la plume et le pinceau, Thel est une jeune bergère, vêtue de blancs drapés et de tristes pensées, s’interrogeant sur l’expérience, l’innocence, la finitude. « Et tous diront : Cette femme radieuse a vécu sans être utile ou n’a-t-elle vécu que pour finir en pâture aux vers ? ».

Anne-Marie Simon-Parneix : Pierre des Volcans, carnets

Dans le cadre du dispositif d’Etat « Pôle d’excellence rurale », destiné à valoriser des territoires dans leur diversité, le Parc des Volcans d’Auvergne a réuni plusieurs partenaires porteurs de projets autour du thème de la pierre volcanique.

Romain Fustier : Les yeux assis sur la plage

« Hommage à la femme aimée… les poèmes en prose de ce recueil sont comme une longue promenade sensuelle, amoureuse et méditative… Présences du nord et du sud, de la Bretagne au Languedoc, voici nos souvenirs anciens. De courts textes travaillés, ciselés comme autant de galets sur la plage, qui libèrent en nous les murmurantes mémoires enfouies. » Sylvaine Arabo

Nicolas Lucien : Sous les voiles

À l’ère d’internet, Nicolas Julien est un étrange personnage à la fois auteur, imprimeur et éditeur. Et poète avant tout dans chacune dans chacune de ses entreprises. Nicolas Lucien, musicien, diplômé en philosophie, se veut homme complet. Il a remonté une antique machine à imprimer, retrouvé casses et caractères de plomb, il s’est fait imprimeur pour pouvoir éditer lui-même son premier livre. Sous les voiles est donc SON livre, dans tous les sens du mot, à la fois son texte et son objet : jaquette en papier de paille, papier imprimé à la main, caractères Vendôme, corps douze. Ce premier recueil publié parle du temps qui passe, dans une langue explicitement musicale : «Poésie modale : seulement les sons contenus dans le titre, permutés et en séries identiques».

Mammouth : secret défense

Ce livre fait suite aux fouilles des paléontologues Frédéric Lacombat et Dick Mol, à Nolhac (43) en août 2008. Il raconte l’histoire sur un chantier de fouilles en Haute-Loire, d’un grand-père raconte à son petit-fils l’histoire d’un bébé mammouth tandis que l’on met à jour sur le site le crâne d’un de ses semblables. Ce double récit, écrit pour la partie fiction par Sandrine Pascal et pour le récit documentaire par les deux paléontologues, est illustré par Mikaël Blanc (Le Pigeon qui voulait voyager) dont la mise en images rend très habilement compte de ces différents niveaux de narrations.

Jean Lenturlu : La fête bousculée : journal de mémoires

Suite à une commande d'écriture de la Communauté de communes de Billom Saint-Dier (63), Jean Lenturlu a rencontré pendant quelques mois dans trois maisons de retraite de ce territoire (Billom, Saint-Jean-des-Ollières et Contournat) des vieilles personnes qui ont bien voulu lui raconter les (bons) souvenirs de leur vie et quelques anecdotes du passé...

Patrick Foulhioux : Le fond de l’air effraie

"Avec Le Fond de l’air effraie, un abécédaire en vingt-six références, Patrick Foulhoux délimite les quatre points cardinaux de sa rockitude en tirant la langue aux conventions avec une mauvaise foi assumée. Il convoque des artistes de caractère qui, s’ils pratiquent le Noble Art de manière différente, sont animés par la même flamme, la même envie de tout envoyer valdinguer, des plus notoires (Stooges, Beatles, Neil Young) aux illustres inconnus (Les Thugs, Doughboys, Fixed Up, Thee Hypnotics, Jawbreaker, Nomads, Union Carbide Productions, Zen Guerrilla…). Le fond de l’air effraie atteste que le rock doit être sauvage, impertinent, subversif et incontrôlable, ou ne pas être. Pour son auteur, ce n'est plus une question, c'est une affirmation. Enfin un livre rock dans le sens étymologique du terme !" - Harry Haller.

Marion Janin, Philippe Barbeau : Les silences des pierres

"La folie des hommes apporta le deuil et trancha la ville en deux."
"Les pierres ont parfois des silences qui séparent."

Longuement, Philippe Barbeau a poli son texte. Puis, patiemment, Marion Janin se l'est approprié, lui imposant son souffle, sa respiration. Son trait précis, presque précieux, respecte l'universalité du conte, tout en lui imposant une touche très personnelle.

Laurent Bordier : Le grand restaurant, tome 1

On s’intéresse de plus en plus à ce qu’il y a dans notre assiette : manger original, manger équilibré, manger exotique... Mais qui sait ce qui se passe derrière les portes battantes d’un grand restaurant ? Qui sait combien suent sang et eau les membres de la brigade au-dessus de nos assiettes en devenir ? Secrets peu avouables et efforts incroyables, vous saurez tout ce qu’il faut faire et ne pas faire dans une cuisine de grand standing !

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