Vous êtes dans : Accueil > Livre et lecture > C'est-à-lire !

Cécile Coulon : Le roi n'a pas sommeil

Sélectionné pour le Prix du livre inter 2012 dont le lauréat sera dévoilé le 3 juin 2012.

Suite à la mort de son père, Thomas Hogan tente d'échapper à sa destinée tragique. Mais rien n'y fait, il devient le fils maudit. « Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. » Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons - les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite. "

Daniel Berghezan : Bains

Pour ce premier recueil, Daniel Berghezan a choisi de nous inviter à réfléchir à la baignoire, cet ustensile domestique qui si l’on n’y prend garde pourrait devenir « une mer apportant avec ses vagues de multiples réflexions, sur le corps, sa nudité et ses métamorphoses… ».
«… L’eau qui s’écoule sur la peau,
l’eau qui encense les bras, le ventre,
l’eau livre au coprs l’énigme de sa finitude…

Amandine Marembert : Toboggans des maisons

Illustré par Audrey Calleja, Toboggans des maisons est un livre rafraichissant qui nous raconte la vie qui va avec une tendre subtilité, l’air de rien : « les montres tu les portes pour moi qui me défile à chaque coup d’aiguille - mélange parfois le jour et la nuit de l’endors-matin au réveille-soir » ou encore « plus ça va plus je suis petite - le mal de voiture de train les canards froids au fond du lit - un enfant m’ôterait ces peurs »

Chantal Dupuy-Dunier : Saorge, dans la cellule du poème

Depuis une dizaine d’années, le monastère franciscain de Saorge, dans l’arrière-pays niçois, a été aménagé en résidence d’écrivains. Chantal Dupuy-Dunier, poétesse résidant en Haute-Loire (43) y a séjourné en hiver puis en automne. Dans ce recueil, elle évoque ces deux séjours et son retour en Auvergne. Elle décrit les lieux et les instants à la manière impressionniste, avec une grande simplicité qui fait écrire à Bernard Noël que cette simplicité « a un pouvoir étonnant, comme l’aurait un dessin figuratif qui se métamorphoserait dans nos yeux en signe héraldique ou en icône symbolique, tout en demeurant aussi simplement suggestif ». Tout est dit, il n’y a rien à ajouter.

Samuel Chardon et Céline Roussel : La mécanique du voyage

Ce 7e carnet des éditions Porte-plume installées à Billom (63) et créées par Samuel Chardon et Céline Roussel a été le Coup de cœur du Grand prix de la 10e biennale du Carnet de voyage 2009. Il retrace le voyage par la route jusqu’en Inde et au Népal de Samuel, Céline et leurs enfants Ilda (8 ans) et Zélie (2 ans) entre février 2007 à avril 2008. 28000 kilomètres avec un vieux camion dont les pannes rythment les étapes et obligent à prendre son temps… et à raconter tous les pays traversés : Turquie, Iran, Pakistan, Inde et Népal, avec les mots de Céline et les gouaches, les aquarelles, encres et crayons de Samuel.

Anne-Marie Bordes : Il faut aller de l’avant

Ce carnet de voyage en hôpital dans le service de cancérologie pédiatrique du CHU de Clermont-Ferrand a obtenu le Prix du Club de la Presse (Auvergne) lors de la 10e biennale du Carnet de voyage 2009.
Un carnet d’une grande sensibilité réalisé par Anne-Marie Bordes, qui a choisi à la naissance de son quatrième enfant de mettre entre parenthèses son travail de médecin… Puis L’idée de revenir vers le milieu hospitalier a fait son chemin et pendant plus d’un an, avec carnets et crayons, elle va prendre le temps de partager le quotidien des familles dans ce service de pédiatrie. Elle a dessiné pour témoigner.

Alain Quella-Villéger, Bruno Vercier : Pierre Loti dessinateur, une œuvre au long cours

Un ouvrage remarquable parmi ceux retenus pour la Saison de la Turquie en France.
Le romancier à succès Pierre Loti (1850-1923) a occulté le dessinateur. Sous son véritable nom de Julien Viaud, comme reporter et pour le plaisir, il avait pourtant composé, au fil de ses campagnes de jeune officier de la marine, une remarquable œuvre graphique, ethnographique aussi. La voici pour la première fois réunie. Plus de cinq cents dessins, accompagnés des gravures qui en furent tirées et de textes de l’écrivain, forment un singulier carnet de voyages autour du monde, vers les lointains de cet artiste polymorphe et raffiné : Terre de Feu, Ile de Pâques, Tahiti, Brésil, Amérique du Nord, Sénégal, Maghreb, Adriatique, Indochine, Japon, mais aussi Bretagne et Saintonge natale, sans oublier son cher « Stamboul ». Du simple croquis à l’aquarelle aboutie, le trait, sûr et inspiré, fait surgir un foisonnement de portraits et d’événements, d’étonnements et de fantaisies, de visions. Le monde de l’un des derniers romantiques.

Alexandre Vialatte : Lettres à Maricou

Vialatte amoureux.
Telle est la raison de ce petit volume. C’est l’histoire d’un échec sentimental au sortir de sa vie étudiante, une aventure née en 1922, quand il dirigeait à Mayence La Revue Rhénane. Avec les stratégies de la correspondance amoureuse brillamment analysées par Pierre Jourde dans sa préface, beaucoup de Vialatte s'y retrouve : goût de l'Allemagne romantique et de l'Auvergne aux "chemins pavés d'améthyste", intérêts littéraires et influences, dilection pour les personnages singuliers et les images.

Nicole Maymat : Le Voyage de la reine

« S’appelle-t-elle Seba, Balkis, Bilqis, Makeda ou Balqama ?
Peu importe. Je sais simplement qu’elle est reine. Noire et belle comme la nuit avec, au fond de ses yeux, des reflets de turquoise que l’on voit danser sous sa peau les soirs de pleine lune. De son royaume, on a retenu le nom. Saba, il se nomme. Tout à l’extrémité de la Terre. »

Voici ici conté l’histoire des amours de la reine de Saba et de Salomon ; mais aussi la longue traversée du désert avant d’arriver à Jérusalem, la découverte de la mystérieuse cité à demi enfouie sous les sables qui garde le secret de sa naissance, les combats avec les tribus rebelles et l’enthousiasme des peuples devant la splendeur de la caravane de la Reine. De la reine de Saba, on n’a retrouvé ni tombeau, ni représentation, ni monument qui lui fut dédié. Serait-elle née d’un mirage ? En revanche, elle est étrangement présente dans les textes sacrés monothéistes, que ce soit le Coran, la Bible hébraïque ou chrétienne.

Recoins, été 2009, n°3

Dans l’éditorial de ce numéro de l’été (qui ne perd rien à être chroniqué en automne), la rédaction indique précisément que la ligne éditoriale de Recoins n’est pas facile à décrire. On en remercie la rédaction. La tâche sera plus aisée pour la chroniqueuse qui apprécie dans ce numéro et dans la démarche de la revue que les lignes s’entrecroisent, s’entremêlent et se tricotent pour donner des textes sur les accidents d’avions, Arthur Cravan, l’aplomb du Cantal, le rythm’n’blues et la boxe, Marcel Debord… les débuts de l’électro, la bourrasque de Tarascon… et autres faits divers et variés, comme se plaît à la rappeler la Rédaction.

Monticule Musique, LA revue des médiathécaires et des collections musicales !

Monticule Musique propose un collectage de chroniques cotées et l’établissement de biblio/discographies sélectives à destination des professionnels ayant en charge la gestion de collections musicales. Les chroniques sont fournies dans un format pratique et clair. Des articles de fond augmentés de biblio/discographies sélectives sont réunis par des professionnels de la musique (discothécaires, musicologues) sur des critères réels d’accessibilité des références. Tous les supports (livre, partition, disque, et DVD) sont couverts, dans tous les genres musicaux.
Un format A4 pour une revue claire faite par et pour des médiathécaires donc une équipe de rédacteurs passionnés, familiers de ce genre de publication, professionnels de la musique.
Et Monticule Musique est un produit original et unique fait en Auvergne
Son numéro 11 d’octobre 2009 vient de paraître.

Partager cette page sur

Envoyer cette page par courriel Haut de page