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Cécile Coulon : Le roi n'a pas sommeil

Sélectionné pour le Prix du livre inter 2012 dont le lauréat sera dévoilé le 3 juin 2012.

Suite à la mort de son père, Thomas Hogan tente d'échapper à sa destinée tragique. Mais rien n'y fait, il devient le fils maudit. « Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. » Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons - les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite. "

La vie, je l’agrandis avec mon stylo : l'engagement : écrits de jeunes et réflexions

Sous la direction de Jean-Pierre Siméon, qui a sélectionné un florilège des productions écrites des jeunes ayant participé au vaste chantier d’ateliers d’accompagnement à l’écriture proposé par Le Théâtre du Pélican de 2009 à 2012 grâce à l’accueil en résidence de cinq auteurs de théâtre : Michel Azama, Jean-Pierre Cannet, Françoise du Chaxel, Lise Martin et Dominique Richard.
Coédité avec par les éditions Théâtrales, cet ouvrage regroupe des textes d'adolescents, les dessins par Gabrielle Piquet et des regards de penseurs et d'artistes sur la thématique de l'engagement : Edgar Morin, Gérard Noiret, Claude Ber, Michel Séonnet, Christian Duchange, Geneviève Lefaure, Christine Leprince et Isabelle Galtier.

Philippe Loul Amblard : Sapiens : au matin du monde, tomes 1 et 2

Illustrations de Bruno Bo Basset
Dix mille ans avant notre ère, quelques siècles après la fin de l'ère paléolithique. A travers les aventures de la tribu Na'Hirï, Philippe Loul Amblard nous entraîne à la découverte de ces peuples de chasseurs-cueilleurs, moitié nomades moitié sédentaires, qui furent à la base de notre société actuelle. Fuyant la haine de certains chefs et chamans de leur ancienne tribu, un petit groupe de jeunes humains s’avance en terre inconnue. Que vont-ils y découvrir ? Des animaux qu’ils n’ont jamais côtoyés ? D’autres clans ? hostiles ou amicaux. Un territoire où s’installer ? Parviendront-ils jusqu’au paradis mythique de leurs ancêtres ?

Patrick Chadeyras-Hean : Le Fablier de val

Qu’évoquent pour vous les Fables ? Peut-être de mauvais souvenirs de récitations, quelques adages et proverbes sans mettre un nom sur leurs auteurs et un genre soit pensé futile ou au mieux appartenant au passé… Et pourtant la première Fable gravée sur une tablette de pierre voilà 4 500 ans demeure actuelle ! (Elle y mettait en garde déjà le naïf pensant se mesurer aux gens de pouvoir) Depuis, leur tradition s’est perpétuée au travers de leurs Conteurs : Esope, inspirant chacun d’eux – Marie de France première Fabuliste à décliner en vers ses Ysopets – Claris de Florian, le plus original… Mais vous allez me dire, et ce bon Jean : « Ce que Fontaine puise n’en tarit source ! » Voilà la raison de ce présent Fablier, faisant fi de l’apologue cité plus haut pour faire défi à l’impensable : redonner ici aux Fables, malgré notre populaire phénomène de cour, enfin un nouveau souffle à l’Art Fabulaire tout son sens premier ! Et vous de les lire leur plus belle espérance…

Pascale Remondin : La Beauté des ombres

Tout va mal pour Hélène. Son fiancé, Armel est mort, et elle vient d'être expulsée de son appartement. Il ne lui reste plus que son travail à mi-temps dans un hypermarché. La rue est froide, effrayante et peuplée d'ombres. Qui est-ce cet homme qui semble attendre Hélène ? Et cette étoile qui brille dans la nuit... est-ce une des lumières de la ville ?
Pascale Remondin vit dans le Puy-de-Dôme. Son premier roman Le Baiser a obtenu un large succès public.

Anne Loyer, Soufie : Ma grande soeur

Un texte émouvant d'Anne Loyer pour accompagner les jolis dessins et délicats coups de pinceaux de Soufie. Et c'est bien disent les petits!

Patrick Da Silva : À la guerre

" Comme dans l’énigmatique et passionnant “ Pas à vous ”, la seconde partie de Demain, son précédent livre chez l’Amourier, l’écrivain nousplonge d’un seul coup – violemment presque – dans un univers sans repères, hors contexte. Il faudra quelques pages pour comprendre qui parle et à qui. C’est la magie de la fiction qui opère à plein, on oublie qui on est et où on est, entraîné par cette langue rythmée, très évocatrice... À chaque personnage, sa langue – charnue ou maniérée – le dessinent de l’intérieur et, nous le donnant à entendre, nous le donne mieux à voir que ne le ferait une description détaillée. La langue joue de tous les registres, se veut parfois triviale : Vous êtes fafiot ou vous me prenez pour une tanche ? mais n’hésite pas à abuser de l’imparfait du subjonctif." - Françoise Oriot, Revue Basilic, n°40.

Jean-Claude Raimbault : Le Dictionnaire incroyable

Si vous avez oublié qu’un homme dangereux est un homme propre à se faire aimer des femmes. Si vous ignorez qu’il existe des demi-femmes. Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est un ah-ah. Si vous connaissez des va-de-la-gueule, et que vous soyez vous-même un mâche-dru ou un boute-tout-cuire. Et si on vous propose un emploi de strufectaire ou de brelandinier. Bref, si vous ne savez pas employer à bon escient l’adjectif superlificocantieux, ouvrez vite ce dictionnaire. Vous y découvrirez plus de mille mots disparus, surprenants, parfois d’une étonnante précision (le chaud est un air qui vous accable, la chaleur un feu qui vous dévore) ou au contraire d’un flou d’une grande poésie (sursemaine : semaine d’avant ou d’après), et d’utiles règles de vie (il faut obliger avec promptitude, faire ses affaires avec célérité, courir avec vitesse au secours des malheureux, et travailler avec diligence à sa propre perfection). Toutes ces expressions sont extraites de dictionnaires des quatre siècles passés. À vous de les réemployer, de les faire revivre.

Yssingeaux, la révolte des Lejaby

La publication d’Yssingeaux, la révolte des Lejaby est destinée à soutenir la lutte des ouvrières et ouvriers de Lejaby. La totalité des ventes de ce livre (hors imprimerie, TVA, port) sera reversée au « collectif Lejaby » . Avec un mot de soutien de Stephane Hesse : 
« C'est vrai, les raisons de s'indigner peuvent paraître aujourd'hui moins nettes ou le monde trop complexe. Qui commande, qui décide ? Il n'est pas toujours facile de distinguer entre tous les courants qui nous gouvernent. Nous n'avons plus affaire à une petite élite dont nous comprenons clairement les agissements. C'est un vaste monde, dont nous sentons bien qu'il est interdépendant. Nous vivons dans une interconnectivité comme jamais encore il n'en a existé. Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes : cherchez un peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l'indifférence, dire « je n'y peux rien, je me débrouille ». En vous comportant ainsi, vous perdez l'une des composantes essentielles qui fait l'humain. Une des composantes indispensables : la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence. » - (Avec l'aimable autorisation de © Indigène éditions, Montpellier, France, octobre 2010).

Françoise Simpère : Jouer au monde

Lorsque Marine rencontre Antoine, elle a perdu ses illusions militantes, il est marqué par l'abandon de sa mère. Face à la morosité ambiante, tous deux ont développé la capacité de "jouer au monde". Jouer au monde, c'est devenir maître de l'univers... Entre Noël et le jour de l'An, ils vont vivre une passion qui n'ose se dire, entourés de personnages insolites et attachants. Jouer au monde est l'histoire d'une rencontre amoureuse à une époque charnière. C'est aussi le reflet des questions que chacun se pose aux différents âges de la vie. Jouons-y ensemble pour découvrir comment faire faux bond à la laideur des jours ordinaires.

Jacques Estager : Je ne suis plus l'absente

Jacques Estager est bibliothécaire à la médiathèque départementale de la Haute-Loire. Il a toujours écrit, sur l’herbe et dans l’herbe et sur une rivière de ce pays, et composé des paysages intérieurs ou intimes, et rencontres, et retours. Il a publié dans les années 70-80 une dizaine de livres, notamment chez Pierre-Jean Oswald et chez P.O.L. Après un long silence, il renoue avec la publication.

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